par Charles | 10 Mar, 2026 | Dossiers
Délai d’indemnisation catastrophe naturelle : ce que prévoit la loi et comment accélérer votre dossier
Votre commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle et vous avez déclaré votre sinistre. La question qui se pose immédiatement : combien de temps faudra-t-il pour être indemnisé ? Les délais sont encadrés par la loi, mais en pratique, plusieurs facteurs peuvent les allonger. Voici les étapes, les durées à connaître et les recours en cas de retard.
Les délais légaux étape par étape
Étape 1 : La déclaration de sinistre (30 jours max)
Dès la publication de l’arrêté de catastrophe naturelle au Journal officiel, vous disposez d’un délai de 30 jours pour déclarer votre sinistre à votre assureur. Faites-le par courrier recommandé avec accusé de réception, en décrivant précisément les dommages constatés et en joignant des photos. Ce délai est impératif : une déclaration tardive peut entraîner une réduction de l’indemnisation, voire un refus de prise en charge.
Étape 2 : L’expertise (variable, 1 à 6 mois)
L’assureur mandate un expert pour évaluer les dommages. Le délai dépend de la disponibilité des experts (en cas de catastrophe naturelle touchant de nombreuses communes, les experts sont très sollicités), de la complexité du sinistre et des investigations nécessaires (étude de sol, sondages). Pour les sinistres sécheresse impliquant des désordres de fondations, l’expertise peut prendre plusieurs mois.
Étape 3 : La proposition d’indemnisation (3 mois max)
L’assureur doit vous adresser une proposition d’indemnisation dans les 3 mois suivant la date à laquelle il a reçu votre déclaration de sinistre complète, ou dans les 3 mois suivant la publication de l’arrêté si la déclaration est antérieure. Ce délai légal est prévu par l’article L125-2 du Code des assurances. En pratique, il n’est pas toujours respecté, notamment pour les sinistres complexes.
Étape 4 : Le versement de l’indemnisation
Après acceptation de la proposition par l’assuré, le versement doit intervenir dans un délai raisonnable. La loi ne fixe pas de délai précis pour le versement, mais la jurisprudence considère qu’un délai excessif engage la responsabilité de l’assureur. En pratique, comptez entre 15 et 45 jours après accord sur le montant.
Les délais réels : pourquoi c’est souvent plus long ?
L’attente de l’arrêté
Le premier facteur de délai est l’attente de l’arrêté de catastrophe naturelle lui-même. Entre la survenance de l’événement et la publication de l’arrêté au Journal officiel, il peut s’écouler 6 à 18 mois, parfois davantage pour les épisodes de sécheresse. Pendant ce temps, vous ne pouvez pas déclencher la garantie cat nat, même si les dommages sont constatés.
Complexité technique du sinistre
Les sinistres liés à la sécheresse et au RGA sont parmi les plus complexes à expertiser. La détermination du lien de causalité entre l’épisode climatique et les fissures observées nécessite parfois une étude de sol complémentaire, des relevés topographiques ou un suivi des mouvements sur plusieurs mois. Ces investigations allongent les délais.
Engorgement des experts
Lors de catastrophes de grande ampleur (inondations 2026 dans l’Hérault et l’Aude, tempête Nils), les experts d’assurance sont submergés par le nombre de dossiers. Les délais d’intervention peuvent atteindre plusieurs semaines, voire plusieurs mois dans les zones les plus touchées.
Que faire en cas de retard ?
Relancer votre assureur par écrit
Si le délai de 3 mois est dépassé sans proposition d’indemnisation, adressez un courrier recommandé à votre assureur rappelant les dispositions de l’article L125-2 du Code des assurances et demandant une réponse sous 15 jours. Conservez une copie de tous vos courriers.
Saisir le médiateur de l’assurance
Si la relance reste sans effet, vous pouvez saisir le médiateur de l’assurance (La Médiation de l’Assurance), une instance indépendante qui examine gratuitement les litiges entre assurés et assureurs. La saisine se fait en ligne ou par courrier. Le médiateur rend un avis dans un délai de 90 jours.
Se faire accompagner par un expert d’assuré
Un expert d’assuré peut accélérer significativement le processus. En produisant son propre rapport technique et en engageant le dialogue avec l’expert de l’assureur, il crée une dynamique qui pousse le dossier vers une résolution. Il connaît les délais légaux, les leviers contractuels et les procédures de recours.
Comment accélérer votre dossier dès le départ ?
Préparer une déclaration complète
Une déclaration incomplète retarde le traitement. Joignez dès l’envoi : photos datées de tous les dommages, plan du bâtiment avec localisation des désordres, copie du contrat d’assurance, devis de réparation si disponibles, et tout document utile (PV de réception, étude de sol existante, historique des désordres).
Documenter les dommages régulièrement
Photographiez l’évolution des désordres au fil du temps. Notez les dates d’apparition de nouvelles fissures, de mouvements de portes ou fenêtres. Ces éléments chrono-documentés renforcent votre dossier et facilitent le travail de l’expert.
Mandater un expert indépendant tôt
Plus l’expert d’assuré intervient tôt, plus il peut documenter les dommages dans leur état initial et préparer un dossier technique solide. Ne pas attendre le passage de l’expert d’assurance pour mandater le vôtre : les deux démarches peuvent être parallèles.
Ce qu’il faut retenir
Le délai légal d’indemnisation cat nat est de 3 mois après déclaration complète, mais les délais réels sont souvent plus longs, surtout pour la sécheresse. Préparez un dossier complet dès le départ, respectez le délai de 30 jours pour déclarer, et n’hésitez pas à vous faire accompagner par un expert bâtiment indépendant pour sécuriser et accélérer votre indemnisation.
Sinistre cat nat en cours ? Contactez Assistance Expertise Bâtiment au 09 70 24 68 44.
par Charles | 2 Mar, 2026 | Catastrophe Naturelle
Du 15 au 20 janvier 2026, un épisode méditerranéen d’une violence exceptionnelle a frappé le département de l’Aude, et plus précisément l’est du territoire audois. Plusieurs jours de pluies abondantes et continues ont provoqué des inondations majeures, des coulées de boue et la montée rapide des cours d’eau, entraînant des dégâts matériels considérables sur de nombreuses communes. L’arrêté du 13 février 2026, publié au Journal officiel le 27 février 2026, reconnaît officiellement l’état de catastrophe naturelle pour 54 communes du département.
La décision de l’État est motivée par « l’intensité anormale du phénomène », caractérisée par des cumuls de précipitations et des débits de cours d’eau présentant une période de retour égale ou supérieure à 10 ans. Pour les sinistrés, cette reconnaissance ouvre un délai légal de 30 jours à compter de la publication de l’arrêté pour déclarer leurs dommages auprès de leur assureur (article L. 125-2 du Code des assurances). Mais la complexité des démarches, l’étendue des dégâts et les enjeux financiers rendent l’accompagnement par un expert bâtiment indépendant particulièrement précieux dans ce contexte. Voici le point complet sur la situation, les démarches à engager et le rôle d’une expertise technique indépendante pour défendre vos intérêts.
Les inondations de janvier 2026 dans l’Aude : retour sur l’épisode
Un épisode méditerranéen d’une intensité décennale
Du 15 au 20 janvier 2026, un épisode méditerranéen particulièrement violent s’est abattu sur le département de l’Aude, concentrant ses effets sur l’est du territoire. Plusieurs jours de pluies abondantes et continues ont provoqué des cumuls de précipitations présentant une période de retour égale ou supérieure à 10 ans. L’intensité de cet événement ne survient statistiquement qu’une fois par décennie, voire plus rarement. Les cours d’eau, déjà alimentés par un mois de janvier très pluvieux (excédent pluviométrique de 30 % par rapport à la normale au niveau national), ont rapidement débordé.
Le secteur de Narbonne, sous-préfecture du département située au cœur de la zone touchée, a été particulièrement impacté. Des quartiers entiers ont dû être évacués dans la nuit du 18 au 19 janvier. Un centre d’hébergement d’urgence a été ouvert à Sigean pour accueillir les habitants sinistrés et leurs animaux. Au plus fort de l’épisode, 85 communes du département avaient activé leur plan communal de sauvegarde, 170 foyers étaient privés d’électricité, et l’ensemble des établissements scolaires du département étaient fermés.
Un département déjà éprouvé par les aléas climatiques
L’Aude connaît depuis plusieurs années une multiplication des événements climatiques majeurs. En 2018, les inondations meurtrières avaient déjà causé 15 décès et des dégâts considérables dans le même secteur. Plus récemment, en août 2025, un incendie majeur dans les Corbières avait ravagé plus de 16 000 hectares, détruisant ou fragilisant de nombreux bâtiments. La sécheresse de 2023 avait également conduit à la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour des mouvements de terrain liés au retrait-gonflement des argiles.
Cette succession d’événements (sécheresse, incendies, inondations) affaiblit progressivement le bâti. Un bien déjà fragilisé par un épisode de retrait-gonflement des argiles sera d’autant plus vulnérable aux inondations. C’est pourquoi l’historique des sinistres d’un bâtiment est un élément fondamental que tout expert bâtiment prend en compte dans son diagnostic.
Arrêté du 13 février 2026 : ce qu’il faut savoir
54 communes de l’est audois reconnues en état de catastrophe naturelle
L’arrêté interministériel du 13 février 2026, signé par le ministre de l’Intérieur et publié au Journal officiel le 27 février 2026, reconnaît l’état de catastrophe naturelle pour 54 communes de l’Aude, pour des inondations et coulées de boue survenues du 15 au 20 janvier 2026. L’est du département est très largement concerné, avec Narbonne et Lézignan-Corbières parmi les communes principales reconnues.
Les 54 communes reconnues sont (par ordre alphabétique) : Armissan, Azille, Badens, Bages, Bizanet, Bize-Minervois, Blomac, Boutenac, Capendu, Caunes-Minervois, Citou, Comigne, Conilhac-Corbières, Coursan, Fabrezan, Feuilla, Fleury, Fontcouverte, Ginestas, Laure-Minervois, Lézignan-Corbières, Malves-en-Minervois, Marcorignan, Marseillette, Mirepeisset, Montbrun-des-Corbières, Montredon-des-Corbières, Moussan, Narbonne, Névian, Paraza, Pépieux, Peyriac-Minervois, Peyriac-de-Mer, Pouzols-Minervois, Puichéric, La Redorte, Rieux-Minervois, Roquecourbe-Minervois, Roquefort-des-Corbières, Roubia, Saint-Couat-d’Aude, Saint-Frichoux, Saint-Marcel-sur-Aude, Sainte-Valière, Saissac, Sallèles-d’Aude, Salles-d’Aude, Trausse, Villedaigne, Villeneuve-Minervois et Villesèque-des-Corbières.
Cet arrêté s’inscrit dans un dispositif plus large qui concerne également le Gard (commune de Sommières, pour la période du 21 au 23 décembre 2025) et la Lozère (7 communes, pour la période du 19 au 21 décembre 2025). Au total, ce sont plus de 60 communes du sud de la France qui sont concernées par cette reconnaissance.
Important : un premier arrêté du 19 janvier 2026, publié le 24 janvier 2026, avait déjà reconnu 3 communes de l’Aude en état de catastrophe naturelle (Caunes-Minervois, Marseillette et Saint-Frichoux) pour des inondations survenues le 15 décembre 2025. Les sinistrés de ces communes disposaient d’un délai de 30 jours à compter du 24 janvier 2026 pour effectuer leur déclaration.
L’intégralité de l’arrêté est consultable sur le site de Légifrance (arrêté du 13 février 2026).
Le régime Cat Nat : comment fonctionne l’indemnisation
La reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle n’est pas une simple déclaration symbolique. Il s’agit d’un statut juridique officiel, prévu par les articles L. 125-1 à L. 125-7 du Code des assurances, qui déclenche un mécanisme d’indemnisation spécifique. Sans la publication de cet arrêté, la garantie catastrophe naturelle — pourtant obligatoirement incluse dans tous les contrats multirisques habitation depuis la loi du 13 juillet 1982 — ne peut pas être activée.
Concrètement, une fois l’arrêté publié, les sinistrés disposent de 30 jours pour déclarer leur sinistre auprès de leur assureur. Ce délai court à compter de la publication au Journal officiel, soit à partir du 27 février 2026 pour les 54 communes de l’Aude. La prise en charge couvre les dommages matériels directs causés aux bâtiments et au mobilier, les frais de pompage, de nettoyage et de désinfection, ainsi que les frais de relogement d’urgence (pris en charge pour une durée maximale de deux ans depuis janvier 2024).
La franchise Cat Nat applicable
Une franchise réglementaire reste à la charge de l’assuré. Pour les biens d’habitation, elle est fixée à 380 euros pour les dommages causés par les inondations. Toutefois, cette franchise peut être majorée en fonction du nombre de reconnaissances de catastrophe naturelle intervenues pour le même risque au cours des cinq dernières années dans la commune concernée (articles L. 125-2 et D. 125-5-9 du Code des assurances). Compte tenu de l’historique de sinistralité de certaines communes de l’Aude, cette modulation peut avoir un impact significatif.
Les démarches à engager pour les sinistrés audois
Étape 1 : déclarer le sinistre dans le délai de 30 jours
La première démarche, et la plus urgente, consiste à déclarer le sinistre auprès de votre assureur dans le délai légal de 30 jours à compter de la publication de l’arrêté au Journal officiel. Pour les 54 communes reconnues par l’arrêté du 13 février 2026, ce délai court à partir du 27 février 2026. Passé ce délai, l’assureur est en droit de refuser la prise en charge.
La déclaration doit mentionner la nature du sinistre (inondation et/ou coulée de boue), la date de survenance des dommages, la description des biens endommagés et, si possible, une première estimation des dégâts. Il est recommandé d’adresser cette déclaration par lettre recommandée avec accusé de réception, en joignant une copie de l’arrêté de catastrophe naturelle.
Étape 2 : documenter les dommages de manière exhaustive
Avant toute intervention de nettoyage ou de remise en état, il est essentiel de documenter intégralement les dommages. Cette étape est souvent sous-estimée par les sinistrés, mais elle est déterminante pour la suite du processus d’indemnisation. Voici les éléments à rassembler :
- Photographies et vidéos datées de l’ensemble des dommages (intérieurs, extérieurs, sous-sols, combles).
- Inventaire détaillé des biens endommagés ou détruits, avec si possible les factures d’achat.
- Relevé des niveaux d’eau atteints dans les différentes pièces du bâtiment.
- Traces de boue et de dépôts permettant d’attester la nature du sinistre (coulée de boue, remontée de nappe, débordement de cours d’eau).
- Constats d’huissier si possible, pour les dommages les plus importants.
Étape 3 : préparer la visite de l’expert de l’assurance
Après votre déclaration, l’assureur mandate un expert pour évaluer les dommages et chiffrer les réparations nécessaires. Cet expert d’assurance est un professionnel neutre et objectif, mais il intervient dans un cadre contraint : délais serrés, nombre élevé de dossiers à traiter après un épisode touchant 54 communes. Son évaluation constitue la base sur laquelle l’assureur calculera votre indemnisation.
C’est pourquoi de nombreux sinistrés choisissent de compléter cette expertise par un avis technique indépendant, comme le recours à un expert d’assuré. Ce complément d’expertise permet de disposer d’une évaluation technique approfondie qui peut être mise en regard de celle de l’expert mandaté par l’assurance.
Pourquoi faire appel à un expert bâtiment indépendant après une inondation
Des dégâts souvent invisibles dans les premières semaines
L’expérience montre que les dommages structurels les plus importants après une inondation ne se manifestent souvent que plusieurs semaines après la décrue. Les infiltrations prolongées peuvent provoquer des désordres qui ne sont pas immédiatement visibles :
- Fragilisation des fondations : le sol gorgé d’eau perd sa capacité portante, ce qui peut entraîner des tassements différentiels et l’apparition de fissures structurelles.
- Dégradation des matériaux isolants : les isolants imbibés d’eau perdent définitivement leurs propriétés thermiques et acoustiques.
- Développement de moisissures et champignons : les structures porteuses en bois ou en plâtre exposées à une humidité prolongée peuvent développer des pathologies fongiques invisibles derrière les revêtements.
- Corrosion des armatures métalliques : dans les structures en béton armé, l’eau salée ou chargée de polluants accélère la corrosion des aciers.
- Déformation des menuiseries et des huisseries : les ouvrages en bois gonflent et se déforment de manière parfois irréversible.
Un expert bâtiment indépendant est formé pour détecter ces désordres invisibles et les documenter techniquement. Son rapport constitue un outil précieux pour sécuriser l’évaluation globale du sinistre, en complément de l’expertise d’assurance.
Un diagnostic technique complet et objectif
L’expert bâtiment indépendant intervient pour le compte du propriétaire sinistré. Sa mission consiste à produire un rapport d’expertise détaillé comprenant un diagnostic complet de l’état du bâtiment après sinistre, l’identification de l’ensemble des désordres (visibles et non visibles), une analyse des causes techniques des dommages, un chiffrage estimatif des réparations nécessaires, et des préconisations techniques pour la remise en état du bien.
Ce rapport technique indépendant est un document opposable qui peut être présenté à l’assureur. Il permet de disposer d’un second avis technique qui complète l’évaluation réalisée par l’expert mandaté par la compagnie d’assurance. L’objectif n’est pas de contester l’expertise d’assurance, mais d’apporter une analyse complémentaire, plus approfondie, réalisée dans un cadre moins contraint.
Un accompagnement tout au long du processus d’indemnisation
Au-delà du diagnostic initial, l’expert bâtiment indépendant peut accompagner le sinistré dans l’ensemble de ses démarches. Il peut assister le propriétaire lors de la visite de l’expert d’assurance, apporter des éclairages techniques lors des échanges avec l’assureur, et contribuer à la constitution d’un dossier complet et bien documenté.
Chez Assistance Expertise Bâtiment, nos experts interviennent dans l’Aude et sur l’ensemble de la région Occitanie. Avec plus de 10 ans d’expérience terrain et plus de 256 avis clients sur Google, notre cabinet accompagne les sinistrés de catastrophes naturelles avec rigueur et indépendance.
Tempête Nils : une situation différente pour les communes de l’Aude
Il est important de distinguer les inondations de janvier 2026 de la tempête Nils, qui a également frappé l’Aude en février 2026 avec des rafales de vent très violentes. Les vents tempétueux en métropole ne sont pas considérés comme des catastrophes naturelles au sens de la loi et ne donnent jamais lieu à une reconnaissance Cat Nat.
Certains maires de l’Aude ont exprimé leur incompréhension face à cette exclusion. Le maire de La Redorte, par exemple, a estimé entre 100 000 et 150 000 euros le coût de l’abattage et de l’évacuation des arbres dans sa seule commune après la tempête Nils. L’Association des maires de l’Aude a demandé la création d’un fonds d’urgence par l’État.
Pour les propriétaires dont les biens ont été endommagés par les vents, la couverture dépend de la garantie tempête prévue par leur contrat d’assurance, qui fonctionne selon un régime différent du régime Cat Nat. Cette garantie peut être activée sans arrêté interministériel, mais les conditions de prise en charge varient selon les contrats.
Conclusion
Les inondations de janvier 2026 dans l’Aude illustrent une fois de plus la vulnérabilité du département face aux aléas climatiques. La reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour 54 communes par l’arrêté du 13 février 2026 ouvre un processus d’indemnisation dont l’aboutissement dépend largement de la qualité du dossier constitué par le sinistré.
Documenter les dommages de manière exhaustive, respecter le délai de 30 jours pour la déclaration de sinistre et disposer d’un avis technique indépendant sont trois leviers essentiels pour défendre ses intérêts. L’expertise bâtiment indépendante est un complément technique qui sécurise l’ensemble du processus.
Vous êtes sinistré dans l’Aude suite aux inondations de janvier 2026 ? Contactez Assistance Expertise Bâtiment au 09 70 24 68 44 pour un diagnostic indépendant de votre bien. Nos experts interviennent dans tout le département et l’ensemble de la région Occitanie.
par Charles | 25 Fév, 2026 | Non classé
Les crues historiques de février 2026 ont frappé de plein fouet l’Ouest et le Sud-Ouest de la France. Après 40 jours consécutifs de pluie — un record depuis 1959 — et des vigilances rouges maintenues parfois plus de dix jours, le gouvernement a enclenché une procédure accélérée de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle. Le 24 février 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé que 294 communes avaient reçu un avis favorable. L’arrêté officiel devait être publié au Journal officiel le 25 février 2026.
Voici le point complet sur la situation, les démarches à suivre et le rôle d’un expert bâtiment en cas de catastrophe naturelle dans ce contexte.
Les départements les plus touchés par les crues de février 2026
Maine-et-Loire : 77 communes reconnues
Le département a enregistré des niveaux d’eau record par endroits. Le maire d’Angers, Christophe Béchu, a confirmé le 24 février une amorce de baisse, tout en soulignant des niveaux « exceptionnellement élevés ». Une vingtaine de rues ont pu rouvrir à Angers et le tramway a repris son fonctionnement normal. La préfecture a appelé les habitants à maintenir une grande prudence sur l’ensemble des tronçons concernés par les crues.
Lot-et-Garonne : 63 communes reconnues
Dix jours de vigilance rouge entre le 11 et le 20 février ont marqué le département. Une centaine de renforts — pompiers, protection civile, militaires du 48e régiment de transmission — ont été mobilisés pour assister les exploitations agricoles dans leur remise en état.
Charente-Maritime, Loire-Atlantique et autres départements
Au 24 février, la Charente-Maritime et le Maine-et-Loire restaient en vigilance rouge. La Charente et la Loire-Atlantique étaient maintenues en vigilance orange. En Charente-Maritime, environ 3 000 habitations et 120 entreprises ont été touchées par les inondations, avec 600 mises à l’abri réalisées par les pompiers depuis le début de l’épisode le 17 février — aucune victime n’a été recensée. En Loire-Atlantique, six communes ont été affectées, avec 115 maisons, 19 commerces et trois campings inondés.
Gironde : 91 communes reconnues
La Gironde concentre le plus grand nombre de communes reconnues en état de catastrophe naturelle dans cet épisode. Les débordements de la Garonne ont provoqué dix jours de vigilance rouge consécutifs. La préfecture a mobilisé des moyens militaires pour aider à la réhabilitation des exploitations agricoles, notamment la réparation de serres endommagées. Les propriétaires sinistrés en Gironde peuvent faire appel à un expert bâtiment à Langon, La Reole, Cadillac pour faire constater les dégâts sur leur bien.
Par ailleurs, 77 dossiers supplémentaires ont été ajournés. Les communes concernées devront compléter leurs demandes pour un réexamen lors des commissions des 3 et 10 mars 2026.
Catastrophe naturelle : ce que signifie l’arrêté pour les sinistrés
Le délai de déclaration de sinistre
À compter de la publication de l’arrêté au Journal officiel (prévue le 25 février 2026), les sinistrés disposent de 30 jours pour déclarer leurs dommages auprès de leur compagnie d’assurance. Ce délai est fixé par l’article L. 125-2 du Code des assurances. Passé ce délai, l’assureur peut opposer une fin de non-recevoir à la demande d’indemnisation. Pour comprendre en détail les démarches d’expertise et d’indemnisation après catastrophe naturelle, consultez notre guide complet.
Les démarches à entreprendre immédiatement
Dès la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle, plusieurs actions doivent être menées :
- Constituer un dossier photographique complet des dommages visibles sur le bâtiment (fissures, traces d’humidité, déformations, dégradation des revêtements).
- Conserver toutes les factures liées aux mesures d’urgence (pompage, bâchage, relogement temporaire).
- Adresser une déclaration de sinistre à son assureur par lettre recommandée avec accusé de réception, en mentionnant explicitement la référence de l’arrêté de catastrophe naturelle.
- Demander la visite d’un expert pour évaluer les dommages.
La franchise légale
En régime Cat Nat, une franchise légale s’applique : 380 euros pour les biens autres que les véhicules terrestres à moteur, et 1 520 euros pour les dommages liés à la sécheresse ou à la réhydratation des sols. Pour les inondations de février 2026, c’est la franchise de 380 euros qui s’applique dans la majorité des cas.
Pourquoi faire appel à un expert bâtiment indépendant après une inondation
Dans de nombreux cas d’inondation, les dégâts structurels ne sont pas immédiatement visibles. L’eau qui a stagné pendant plusieurs jours peut fragiliser les fondations, dégrader les isolants, provoquer des remontées capillaires durables ou compromettre l’intégrité des murs porteurs.
Dans un contexte de gestion simultanée d’un volume important de dossiers, la production d’un diagnostic technique complémentaire peut contribuer à objectiver l’ensemble des préjudices matériels et à sécuriser l’évaluation globale du sinistre.
Ce que change un expert d’assuré
Un expert bâtiment indépendant intervient à vos côtés pour réaliser un diagnostic technique complet et objectif du bâtiment sinistré. Son rapport permet de documenter l’ensemble des désordres — y compris ceux qui ne se manifestent que plusieurs semaines après la décrue — et d’argumenter techniquement face à l’assureur pour obtenir une indemnisation juste.
L’expert indépendant peut notamment identifier les pathologies liées aux inondations qui nécessitent des travaux de remise en état importants : dégradation des matériaux d’isolation, fragilisation des fondations, développement de moisissures dans les structures, déformation des menuiseries et charpentes.
Un appui essentiel pour les dossiers complexes
Les inondations de février 2026 concernent des zones étendues et des milliers d’habitations. Les compagnies d’assurance vont traiter un volume considérable de dossiers en parallèle. Dans ce contexte, les sinistrés qui disposent d’un rapport d’expertise indépendant, documenté et chiffré, sont en possession d’un document qui pèse dans les échanges entre les parties. Découvrez l’ensemble de nos domaines d’expertise pour comprendre comment nous pouvons vous accompagner.
Une décrue lente et des risques persistants
Si la série record de 40 jours de pluie consécutifs s’est interrompue le 24 février, la situation reste fragile sur le terrain. Selon Vigicrues, l’absence de précipitations importantes jusqu’à jeudi favorise l’amélioration de la situation sur la majorité des cours d’eau, dont beaucoup ont entamé leur décrue. Toutefois, aux abords des cours d’eau encore placés en vigilance orange ou rouge, le risque de débordement reste bien présent.
En Charente-Maritime, après le pic de crue atteint dans la nuit du 23 au 24 février, l’eau devait redescendre lentement sur plusieurs jours. Le maire de Saintes, Bruno Drapron, avait alerté sur des difficultés de circulation persistantes, notamment aux horaires de rentrée scolaire.
Pour les propriétaires dont le bâtiment a été touché, il est essentiel de ne pas précipiter le retour dans les lieux sans avoir fait constater l’état de la structure par un professionnel. Les dégâts causés par les inondations peuvent compromettre la solidité du bâtiment sans que cela soit visible à l’œil nu. Savoir dans quel délai obtenir une expertise bâtiment vous permet d’anticiper et d’agir rapidement.
Conclusion
Les inondations de février 2026 marquent un épisode majeur pour l’Ouest et le Sud-Ouest de la France. La reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour 294 communes ouvre le processus d’indemnisation, mais celui-ci n’aboutira favorablement que si les sinistrés constituent un dossier solide dans le délai de 30 jours imparti.
Dans ce contexte, se faire accompagner par un expert bâtiment indépendant est un levier. Constituez votre dossier en amont, faites vous accompagner d’un expert d’assuré. Assistance Expertise Bâtiment intervient sur l’ensemble du territoire national — y compris en Gironde, Maine-et-Loire, Lot-et-Garonne, Charente-Maritime et Loire-Atlantique — pour réaliser un diagnostic complet de votre bien sinistré et vous accompagner dans vos démarches.
Besoin d’un expert bâtiment après les inondations ? Contactez Assistance Expertise Bâtiment au 09 70 24 68 44 pour une prise en charge rapide de votre dossier. ou bien directement en cliquant sur le bouton ci-dessous
par Charles | 12 Fév, 2026 | Non classé
Dégâts tempête Nils : une situation exceptionnelle depuis la tempête Klaus de 2009
La tempête Nils frappe la France depuis la nuit du 11 au 12 février 2026, avec une violence que Météo France qualifie de « peu fréquente ». Troisième tempête majeure de la saison après Benjamin et Goretti, Nils est la plus violente observée sur le sud de la France depuis la tempête Klaus en 2009.
Les chiffres sont éloquents : des rafales atteignant 180 km/h sur le littoral méditerranéen, 157 km/h à Leucate, 148 km/h à Perpignan, 145 km/h à Pau et 124 km/h à Bordeaux. Plus de 850 000 foyers sont privés d’électricité, principalement en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie. Un décès est déjà à déplorer à Dax, dans les Landes, suite à la chute d’un arbre.
Quels dégâts provoque la tempête Nils sur les bâtiments ?
Les dégâts causés par la tempête Nils sur les habitations et les bâtiments sont multiples et souvent considérables :
- Toitures arrachées ou endommagées : tuiles envolées, couvertures partiellement arrachées, charpentes fragilisées
- Chutes d’arbres sur les constructions : écrasement de toitures, murs percutés, clôtures détruites
- Infiltrations d’eau : les pluies intenses combinées aux vents ont provoqué des infiltrations dans les murs, les combles et les menuiseries
- Fissurations et désordres structurels : les sols gorgés d’eau depuis des semaines, combinés aux vibrations et aux pressions exercées par les rafales, peuvent provoquer des mouvements de terrain et des fissurations sur les fondations
- Dommages aux façades et aux menuiseries : volets arrachés, vitrages brisés par des projections, enduits fissurés
Le facteur aggravant de cette tempête : les sols saturés en eau après des semaines de précipitations. Météo France le souligne : cette saturation hydrique amplifie considérablement les dégâts, car les arbres s’arrachent plus facilement et les fondations sont davantage sollicitées.
Pourquoi faire appel à un expert bâtiment indépendant après la tempête Nils ?
Après une tempête de cette ampleur, les compagnies d’assurance vont mandater leurs propres experts pour évaluer les sinistres.
Faire appel à un expert bâtiment indépendant comme Assistance Expertise Bâtiment permet de :
- Obtenir un constat objectif et exhaustif des dégâts, y compris ceux qui ne sont pas immédiatement visibles (désordres structurels, infiltrations latentes, fragilisation de la charpente)
- Documenter les sinistres de manière rigoureuse avec un rapport technique exploitable face à votre assureur
- Défendre vos intérêts lors de l’expertise contradictoire avec l’expert de votre compagnie d’assurance
- Identifier les dégâts cachés que seul un œil professionnel peut détecter avant qu’ils ne s’aggravent
- Disposer d’un interlocuteur technique capable de dialoguer d’égal à égal avec les experts mandatés par les assureurs
Tempête Nils : les départements les plus touchés
Les dégâts de la tempête Nils concernent une grande partie du territoire, mais certains départements sont particulièrement impactés :
Vigilance rouge (les plus touchés) : Aude, Pyrénées-Orientales, Gironde, Lot-et-Garonne, Savoie
Vigilance orange (fortement impactés) : Hérault, Haute-Garonne, Tarn, Ariège, Landes, Gers, Hautes-Pyrénées, Vendée, Charente-Maritime, Finistère, Morbihan, Loire-Atlantique, Corse-du-Sud, Haute-Corse, et de nombreux autres départements du sud et de l’ouest.
Assistance Expertise Bâtiment dispose d’antennes sur l’ensemble du territoire français et peut intervenir rapidement dans tous les départements sinistrés.
Comment déclarer un sinistre tempête et quelles démarches entreprendre ?
Si votre habitation a subi des dégâts liés à la tempête Nils, voici les étapes à suivre :
1. Sécurisez votre logement : protégez les ouvertures endommagées, bâchez la toiture si possible, coupez l’électricité en cas d’infiltration. Ne prenez aucun risque.
2. Documentez les dégâts : photographiez et filmez l’ensemble des dommages avant toute intervention de réparation.
3. Déclarez le sinistre à votre assureur dans un délai de 5 jours ouvrés à compter de la date du sinistre (ou 10 jours en cas d’arrêté de catastrophe naturelle).
4. Conservez les preuves : factures des biens endommagés, devis de réparation, photos avant/après.
5. Faites intervenir un expert bâtiment indépendant avant ou en parallèle de l’expertise de votre assureur, pour disposer de votre propre évaluation technique.
Nos experts bâtiment sont mobilisés partout en France
Face à l’ampleur des dégâts causés par la tempête Nils, les équipes d’Assistance Expertise Bâtiment sont pleinement mobilisées pour accompagner les sinistrés sur l’ensemble du territoire.
Que vous soyez en Occitanie, en Nouvelle-Aquitaine, en Vendée, en Bretagne, en PACA ou en Corse, nos experts indépendants interviennent pour :
- constater et documenter les dégâts sur votre habitation,
- rédiger un rapport d’expertise technique opposable,
- vous accompagner face à votre assureur.
Contactez-nous dès maintenant au 09 70 24 68 44 ou via notre formulaire de contact.
➡️ Découvrir tous nos domaines d’expertise
par Charles | 12 Fév, 2026 | Non classé
Une expertise désormais reconnue sur les deux premières chaînes nationales
Habitué des plateaux de M6 où il intervient régulièrement dans l’émission « On n’est pas d’accord » animée par Julien Courbet, Geoffrey Reiser franchit un nouveau cap en apparaissant cette fois sur TF1, première chaîne de France.
Dans un reportage diffusé le 11 février 2026 sur TF1, consacré aux immeubles en péril, Geoffrey Reiser apporte son regard d’expert pour décrypter une réalité qui touche des milliers de familles en France.
Immeubles en péril : un fléau qui frappe 25 000 logements par an
Le reportage met en lumière le quotidien de propriétaires et locataires confrontés à des situations dramatiques : arrêtés de péril, procédures d’insalubrité, évacuations d’urgence. Chaque année, ce sont 25 000 logements qui font l’objet d’arrêtés ou de procédures au titre de l’insalubrité, de l’indécence ou du péril.
Le reportage donne notamment la parole à Peio et sa famille, contraints de quitter leur logement en une seule journée après la mise en péril de leur immeuble, tout en continuant à rembourser leur prêt immobilier et en devant se reloger à leurs frais.
C’est dans ce contexte que l’intervention d’un expert en bâtiment indépendant prend tout son sens : analyser objectivement l’état du bâti, documenter les désordres et accompagner les victimes dans leurs démarches.
Revoir le reportage TF1
Le reportage « Immeubles en péril : la galère au quotidien » est disponible en replay sur le site de TF1 Info :
👉 Voir le reportage sur TF1 Info
De M6 à TF1 : une légitimité qui se confirme
Cette nouvelle apparition télévisée confirme la reconnaissance médiatique dont bénéficie Assistance Expertise Bâtiment. Après de multiples interventions sur M6, c’est désormais TF1 qui sollicite l’expertise de Geoffrey Reiser pour éclairer le grand public sur des problématiques techniques complexes liées au bâtiment.
Cette confiance accordée par les rédactions nationales repose sur les mêmes exigences que celles appliquées au quotidien dans chaque mission d’expertise : rigueur technique, indépendance de jugement et capacité à rendre accessibles des constats complexes.
➡️ Découvrir les interventions de Geoffrey Reiser sur M6
Vous êtes confronté à un immeuble en péril ou à un logement insalubre ?
Assistance Expertise Bâtiment accompagne les particuliers sur l’ensemble du territoire français. Nos experts indépendants interviennent pour constater les désordres, rédiger des rapports exploitables et vous assister dans vos démarches, qu’elles soient amiables ou contentieuses.
Contactez-nous au 09 70 24 68 44 ou via notre formulaire de contact.