par Geoffrey Reiser | 9 Sep, 2025 | Divers
Beaucoup de particuliers pensent qu’un expert bâtiment n’intervient qu’en cas de sinistre : fissures, infiltration, incendie, dégât des eaux… C’est vrai qu’il joue alors un rôle essentiel. Mais réduire l’expertise à cette seule mission est une idée reçue.
Mythe : l’expert n’intervient qu’après un problème
L’image courante est celle d’un expert appelé en urgence, une fois que les désordres sont déjà visibles. Pourtant, limiter l’expertise à cette fonction revient à se priver d’un outil précieux en amont.
Réalité : l’expertise, un outil de prévention
Le champ d’intervention d’un expert bâtiment est bien plus large. Il peut agir avant qu’un sinistre ne survienne, afin de sécuriser vos décisions :
• Avant un achat immobilier : un audit technique permet de vérifier l’état réel du bien et d’anticiper d’éventuelles réparations.
• Avant des travaux : l’expert identifie les points sensibles, conseille sur les priorités et limite les risques de malfaçons.
• En cours de chantier : il contrôle la conformité des ouvrages et veille à la bonne exécution.
Cette démarche préventive offre une vision objective qui permet d’éviter des litiges et de mieux maîtriser son budget.
Cas concrets
• Achat d’une maison ancienne : l’expert signale des problèmes structurels invisibles à l’œil nu, évitant une mauvaise surprise après signature.
• Projet de rénovation : il détecte un défaut d’isolation et propose des solutions adaptées avant de lancer le chantier.
• Construction neuve : il accompagne le maître d’ouvrage pour vérifier la qualité d’exécution et la conformité aux normes.
L’importance de la formation
Pour être réellement utile, l’expertise demande une solide maîtrise technique et réglementaire. C’est pourquoi des organismes comme le Centre de Formation de l’Expertise (CDFE) proposent des parcours spécialisés (expertise bâtiment, assurances construction, expertise judiciaire, etc.), garantissant des compétences adaptées aux différents contextes d’intervention.
Conclusion : anticiper plutôt que subir
L’expert bâtiment n’est pas seulement un “pompier” du bâtiment : il est aussi un conseiller technique de prévention. En le sollicitant en amont, vous sécurisez vos projets, valorisez votre patrimoine et évitez des déconvenues parfois coûteuses.
👉 Vous envisagez un achat ou des travaux ? Faites appel à un expert bâtiment pour un audit préventif : une décision éclairée avant d’engager votre budget.
par Geoffrey Reiser | 9 Sep, 2025 | Divers
Lorsqu’un incendie frappe un bâtiment, beaucoup pensent que tout est perdu et qu’il faut systématiquement raser et reconstruire. C’est une idée reçue tenace, mais fausse. La réalité est plus nuancée : un diagnostic précis permet de distinguer ce qui doit être démoli de ce qui peut être réparé et conservé.
Mythe : si le feu a touché, tout doit être rasé
L’image des flammes et des fumées conduit naturellement à penser que la structure est irrémédiablement compromise. Pourtant, la destruction totale n’est pas toujours nécessaire. Certains éléments d’un bâtiment peuvent rester intacts ou réparables malgré un incendie.
Réalité : le diagnostic différencie structure sauvable et structure à démolir
L’expert bâtiment a pour rôle de réaliser une analyse approfondie après sinistre afin de :
- Évaluer les zones réellement fragilisées par la chaleur ;
- Identifier les parties encore solides et sécurisées ;
- Déterminer les travaux nécessaires (renforcement, remplacement partiel, assainissement).
Dans de nombreux cas, seule une partie du bâti est à reprendre. Cela évite des dépenses inutiles et permet d’accélérer la remise en état.
Les effets thermiques sur les matériaux
Chaque matériau réagit différemment face au feu :
- Béton : il peut présenter des fissures ou un éclatement superficiel (spalling) lié aux chocs thermiques. Mais sa résistance n’est pas forcément compromise de manière uniforme.
- Acier : il perd de sa résistance mécanique à haute température. Après incendie, il convient de vérifier s’il a subi une déformation importante ou non.
- Bois : il se consume en surface mais conserve souvent une bonne tenue en cœur. Une charpente peut parfois être conservée, au moins partiellement.
C’est le diagnostic technique qui permet de trancher.
Cas concrets
- Une maison dont seule la toiture a été partiellement incendiée peut conserver ses murs porteurs, nécessitant uniquement la reprise de la charpente.
- Un entrepôt ayant subi un feu localisé sur une façade peut nécessiter la réfection des bardages et de certaines poutres, mais pas une démolition complète.
- Dans une habitation, les cloisons détruites par la fumée et l’eau d’extinction peuvent être refaites, alors que la structure reste stable.
L’importance de la formation et des compétences
Savoir distinguer ce qui est sauvable de ce qui doit être démoli exige des compétences techniques pointues. Le manque de formation peut entraîner des décisions trop radicales ou insuffisantes. Le Centre de Formation de l’Expertise (CDFE) propose des parcours pour renforcer ces compétences, parmi lesquels :
- Expert en bâtiment (140h e-learning ou 70h présentiel),
- Catastrophes naturelles : que faire ? (18h),
- Les DTU : premières notions (12h).
Ces formations permettent aux professionnels de mieux appréhender les désordres post-incendie et d’adopter les bonnes pratiques de diagnostic.
L’expertise pour éviter surcoût et perte de valeur
Raser systématiquement un bâtiment représente un surcoût considérable et une perte de valeur injustifiée. À l’inverse, une expertise fine permet :
- de préserver les éléments sains,
- de concentrer les travaux sur les zones réellement atteintes,
- de réduire les délais de réhabilitation,
- d’assurer la sécurité des occupants.
👉 Vous avez un doute sur l’état de votre maison après un incendie ? Notre cabinet d’expertise bâtiment réalise des diagnostics détaillés pour déterminer ce qui doit être démoli ou réparé, et vous accompagne dans vos démarches d’assurance et de recours.
par Geoffrey Reiser | 9 Sep, 2025 | Divers
Lorsqu’un sinistre survient, beaucoup d’assurés pensent que l’expert mandaté par la compagnie d’assurance couvre l’ensemble de leurs besoins. L’expert d’assurance est un professionnel neutre et impartial, chargé d’évaluer les dommages et de proposer une estimation objective. Toutefois, il existe un principe fondamental : l’équité entre les parties. L’assuré a le droit de faire appel à son propre expert, afin que deux analyses distinctes puissent être confrontées.
Mythe : l’expert mandaté par l’assurance couvre tous les besoins
Si l’expert d’assurance joue un rôle essentiel et agit de manière professionnelle, son intervention ne suffit pas toujours à couvrir l’ensemble des attentes de l’assuré. Dans certains cas, il peut être utile de compléter son rapport par celui d’un expert indépendant mandaté par le sinistré.
Réalité : un droit pour l’assuré
Le système repose sur un principe d’équilibre :
- L’expert d’assurance intervient pour constater et chiffrer les dommages.
- L’expert d’assuré peut, lui, être mandaté par le sinistré pour apporter une seconde lecture, mettre en avant d’autres éléments ou défendre une vision différente des réparations nécessaires.
Cette double approche permet d’aboutir à une évaluation plus complète et, en cas de désaccord, de saisir un tiers expert pour trancher.
Cas concrets
- Incendie domestique : l’expert d’assurance chiffre les travaux de remise en état. L’expert de l’assuré peut insister sur la nécessité d’analyser en profondeur la structure.
- Inondation : l’expert d’assurance évalue les réparations visibles. L’expert d’assuré peut compléter par une étude sur les fondations et l’isolation.
- Fissures dues à la sécheresse (RGA) : l’expert d’assurance constate les désordres. L’expert de l’assuré peut proposer des solutions de confortement complémentaires.
L’importance de la formation
Une expertise sérieuse demande des compétences techniques et juridiques solides. Pour garantir des diagnostics fiables, la formation est un levier essentiel. Le Centre de Formation de l’Expertise (CDFE) propose des parcours spécialisés, tels que :
- Expert en bâtiment (140h e-learning ou 70h présentiel),
- Assurances constructions : les notions (50h),
- Catastrophes naturelles : que faire ? (18h),
- Expertise judiciaire : premières notions (10h).
Ces formations apportent les outils nécessaires pour exercer avec rigueur et contribuer à la défense équitable des sinistrés.
L’expertise, un outil d’équilibre
Recourir uniquement à l’expert d’assurance est possible et souvent suffisant. Mais lorsqu’un désaccord ou une incompréhension survient, l’assuré peut légitimement mandater son propre expert. Cette possibilité assure un meilleur équilibre entre les parties et renforce la confiance dans le processus d’indemnisation.
👉 Vous faites face à un sinistre ? Notre cabinet d’expertise bâtiment peut vous accompagner en tant qu’expert d’assuré, afin de compléter l’évaluation initiale et de garantir vos droits dans un cadre d’équité.
par Geoffrey Reiser | 28 Août, 2025 | Divers
Dans l’imaginaire collectif, l’expert bâtiment serait un simple « constateur » : il viendrait, prendrait quelques photos, noterait deux ou trois observations, puis rédigerait un rapport administratif. Cette vision est non seulement réductrice, mais surtout fausse. L’expertise bâtiment est une discipline technique, rigoureuse et indispensable, qui va bien au-delà du simple constat visuel.
Dans cet article, premier volet de notre série « Idées reçues sur l’expertise bâtiment », nous allons démonter ce mythe et expliquer le rôle réel de l’expert.
Constat visuel ≠ expertise technique
Une confusion fréquente vient du fait que beaucoup associent « expertise » à une inspection rapide. Pourtant, un expert bâtiment :
- Analyse la nature des désordres (fissures, infiltrations, affaissements, dégâts d’incendie, etc.).
- Identifie les causes profondes : défaut de conception, problème de mise en œuvre, sinistre climatique (sécheresse, inondation), malfaçon.
- Évalue les conséquences structurelles : stabilité de l’ouvrage, sécurité des occupants, risques d’aggravation.
En clair, il ne s’agit pas d’observer, mais de comprendre et de démontrer.
Une démarche scientifique et méthodique
L’expertise ne s’improvise pas. Elle repose sur :
- Relevés techniques : mesures d’humidité, sondages, thermographie, vérification des niveaux et déformations.
- Analyse des matériaux : résistance du béton après incendie, comportement des charpentes soumises à la chaleur, évolution de fissures.
- Recueil de données contextuelles : historique du bâtiment, nature du sol, conditions climatiques récentes.
- Confrontation au droit et aux normes : conformité réglementaire, obligations légales des constructeurs, règles de l’art du BTP.
Chaque conclusion est étayée, argumentée et opposable.
Des exemples concrets
- Fissure dans un mur : le simple constat = « il y a une fissure ». L’expert = analyse son orientation, sa largeur, son évolution, et détermine si elle est esthétique, superficielle ou structurelle.
- Incendie dans une maison : le simple constat = « le mur est noirci ». L’expert = mesure la résistance résiduelle du béton, vérifie l’acier, identifie les zones à démolir et celles à conserver.
- Infiltration d’eau : le simple constat = « le plafond est humide ». L’expert = recherche la source (toiture, canalisation, défaut d’étanchéité), mesure l’étendue et propose des solutions.
Pourquoi ce mythe persiste-t-il ?
Trois raisons principales :
- Les expertises rapides réalisées par certains acteurs (souvent mandatés par des assurances pour limiter les coûts).
- Le manque de communication sur la méthodologie des experts indépendants.
- La perception qu’un rapport = photos + description, sans valeur ajoutée technique.
À cela s’ajoute un autre facteur : le manque de formation. Trop de professionnels improvisent des expertises sans maîtriser les fondamentaux techniques, juridiques ou assurantiels. C’est pourquoi la formation continue est essentielle.
L’expertise, un outil d’aide à la décision et de recours
Au final, l’expert n’est pas un photographe du bâtiment, c’est un médecin du bâti. Son rôle est d’émettre un diagnostic précis et de proposer des solutions adaptées :
- Réparations urgentes.
- Travaux structurels.
- Mesures préventives.
- Argumentation technique pour assurance, justice ou maîtrise d’ouvrage.
- Exercice de recours pour défendre les droits des sinistrés face aux assureurs ou tiers responsables.
👉 Vous avez identifié une fissure, subi un sinistre ou constatez une anomalie inquiétante dans votre bâtiment ? Notre cabinet d’expertise bâtiment est à votre disposition pour établir un diagnostic complet, exercer les recours nécessaires et vous accompagner dans vos démarches.
ℹ️ Pour ceux qui souhaitent se former au métier d’expert bâtiment, le Centre de Formation de l’Expertise (CDFE) propose des formations reconnues, en e-learning et en présentiel :
- Expert en bâtiment (140h e-learning ou 70h présentiel),
- Expertise judiciaire : premières notions (10h),
- Catastrophes naturelles : que faire ? (18h),
- Assurances constructions : les notions (50h),
- et bien d’autres modules (fissures, DTU, copropriété, gestion des litiges…).
Ces formations permettent d’acquérir les compétences indispensables pour pratiquer l’expertise avec rigueur et professionnalisme.
par Geoffrey Reiser | 20 Août, 2025 | Catastrophe Naturelle
Au mois d’août 2025, le massif des Corbières, dans l’Aude, a été le théâtre du plus grand incendie que la France ait connu depuis plus d’un demi‑siècle. En quelques jours, le feu a parcouru près de 17 000 hectares, détruisant des dizaines de bâtiments et fragilisant l’ensemble d’un territoire. Alors que les flammes sont désormais fixées, l’heure est au constat et à la reconstruction.
Contexte de l’événement
Le 5 août 2025, un départ de feu est signalé près de Ribaute. Très vite, la tramontane soufflant à plus de 60 km/h et une sécheresse prolongée attisent les flammes. L’incendie progresse de façon fulgurante, atteignant parfois 1 000 hectares par heure. Plus de 2 000 sapeurs‑pompiers venus de toute la France sont mobilisés.
Le bilan humain est lourd : 1 décès, 13 blessés dont plusieurs pompiers, et des milliers de personnes évacuées. Selon les autorités, il s’agit du plus grave incendie depuis celui de 1949 dans les Landes.
Impacts directs sur les bâtiments
Les conséquences matérielles sont considérables :
- 36 habitations détruites ou rendues inhabitables,
- de nombreux bâtiments agricoles et hangars partis en fumée,
- 54 véhicules brûlés,
- coupures d’électricité et de télécommunications,
- déformations et fissurations dues à la chaleur, même sur des bâtiments non directement touchés par les flammes.
Ces dégâts ne se limitent pas à l’évidence : beaucoup de structures nécessitent un diagnostic approfondi pour vérifier leur stabilité et leur sécurité.
Conseils d’expert pour diagnostic et réparation
Pour les sinistrés, voici les étapes essentielles :
- Sécuriser les lieux : interdire l’accès aux zones fragilisées, couper gaz et électricité.
- Évaluer techniquement : missionner un expert bâtiment pour contrôler la solidité des fondations, murs porteurs et charpentes.
- Déclarer à l’assurance : la déclaration doit être faite dans les 10 jours suivant la publication de l’arrêté de catastrophe naturelle.
- Mettre hors d’eau et consolider : installer des protections provisoires pour éviter d’aggraver les dégâts.
- Préparer la réhabilitation : en fonction du diagnostic, prévoir la reprise des réseaux, le remplacement de la charpente ou la rénovation complète.
Prévention et recommandations officielles
Cet incendie rappelle la nécessité d’une politique rigoureuse de prévention :
- débroussaillement obligatoire dans un rayon de 50 à 100 m autour des habitations,
- entretien des toitures et gouttières pour limiter les matériaux inflammables,
- plans communaux de sauvegarde pour anticiper les évacuations,
- vigilance météo renforcée : l’Aude était placée en alerte rouge dès le 5 août par Météo‑France.
Les collectivités envisagent de durcir les règles d’urbanisme dans les zones exposées, afin de limiter l’implantation de nouvelles constructions dans des secteurs à haut risque.
Conclusion
La catastrophe qui a frappé l’Aude met en lumière l’importance cruciale de l’expertise post‑sinistre. Derrière les façades noircies ou les charpentes calcinées se cachent souvent des fragilités structurelles invisibles mais dangereuses.
👉 Notre cabinet d’expertise bâtiment accompagne particuliers, professionnels et collectivités pour diagnostiquer, sécuriser et planifier la reconstruction après incendie. Contactez‑nous dès maintenant pour un audit complet et une assistance dans vos démarches d’assurance.