Les crues historiques de février 2026 ont frappé de plein fouet l’Ouest et le Sud-Ouest de la France. Après 40 jours consécutifs de pluie — un record depuis 1959 — et des vigilances rouges maintenues parfois plus de dix jours, le gouvernement a enclenché une procédure accélérée de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle. Le 24 février 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé que 294 communes avaient reçu un avis favorable. L’arrêté officiel devait être publié au Journal officiel le 25 février 2026.
Pour les sinistrés, cette publication ouvre un délai de 30 jours pour déclarer les dommages à leur assureur. Mais entre l’estimation des dégâts, la pression des compagnies d’assurance et la complexité des procédures Cat Nat, de nombreux propriétaires se retrouvent démunis. Voici le point complet sur la situation, les démarches à suivre et le rôle d’un expert bâtiment en cas de catastrophe naturelle dans ce contexte.
Les départements les plus touchés par les crues de février 2026
Gironde : 91 communes reconnues
La Gironde concentre le plus grand nombre de communes reconnues en état de catastrophe naturelle dans cet épisode. Les débordements de la Garonne ont provoqué dix jours de vigilance rouge consécutifs. La préfecture a mobilisé des moyens militaires pour aider à la réhabilitation des exploitations agricoles, notamment la réparation de serres endommagées. Les propriétaires sinistrés en Gironde peuvent faire appel à un expert bâtiment à Bordeaux pour faire constater les dégâts sur leur bien.
Maine-et-Loire : 77 communes reconnues
Le département a enregistré des niveaux d’eau record par endroits. Le maire d’Angers, Christophe Béchu, a confirmé le 24 février une amorce de baisse, tout en soulignant des niveaux « exceptionnellement élevés ». Une vingtaine de rues ont pu rouvrir à Angers et le tramway a repris son fonctionnement normal. La préfecture a appelé les habitants à maintenir une grande prudence sur l’ensemble des tronçons concernés par les crues.
Lot-et-Garonne : 63 communes reconnues
Dix jours de vigilance rouge entre le 11 et le 20 février ont marqué le département. Une centaine de renforts — pompiers, protection civile, militaires du 48e régiment de transmission — ont été mobilisés pour assister les exploitations agricoles dans leur remise en état.
Charente-Maritime, Loire-Atlantique et autres départements
Au 24 février, la Charente-Maritime et le Maine-et-Loire restaient en vigilance rouge. La Charente et la Loire-Atlantique étaient maintenues en vigilance orange. En Charente-Maritime, environ 3 000 habitations et 120 entreprises ont été touchées par les inondations, avec 600 mises à l’abri réalisées par les pompiers depuis le début de l’épisode le 17 février — aucune victime n’a été recensée. En Loire-Atlantique, six communes ont été affectées, avec 115 maisons, 19 commerces et trois campings inondés.
Par ailleurs, 77 dossiers supplémentaires ont été ajournés. Les communes concernées devront compléter leurs demandes pour un réexamen lors des commissions des 3 et 10 mars 2026.
Catastrophe naturelle : ce que signifie l’arrêté pour les sinistrés
Le délai de déclaration de sinistre
À compter de la publication de l’arrêté au Journal officiel (prévue le 25 février 2026), les sinistrés disposent de 30 jours pour déclarer leurs dommages auprès de leur compagnie d’assurance. Ce délai est fixé par l’article L. 125-2 du Code des assurances. Passé ce délai, l’assureur peut opposer une fin de non-recevoir à la demande d’indemnisation. Pour comprendre en détail les démarches d’expertise et d’indemnisation après catastrophe naturelle, consultez notre guide complet.
Les démarches à entreprendre immédiatement
Dès la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle, plusieurs actions doivent être menées :
- Constituer un dossier photographique complet des dommages visibles sur le bâtiment (fissures, traces d’humidité, déformations, dégradation des revêtements).
- Conserver toutes les factures liées aux mesures d’urgence (pompage, bâchage, relogement temporaire).
- Adresser une déclaration de sinistre à son assureur par lettre recommandée avec accusé de réception, en mentionnant explicitement la référence de l’arrêté de catastrophe naturelle.
- Demander la visite d’un expert pour évaluer les dommages.
La franchise légale
En régime Cat Nat, une franchise légale s’applique : 380 euros pour les biens autres que les véhicules terrestres à moteur, et 1 520 euros pour les dommages liés à la sécheresse ou à la réhydratation des sols. Pour les inondations de février 2026, c’est la franchise de 380 euros qui s’applique dans la majorité des cas.
Pourquoi faire appel à un expert bâtiment indépendant après une inondation
L’expert d’assurance ne défend pas vos intérêts
Après un sinistre Cat Nat, l’assureur mandate son propre expert pour évaluer les dommages. Cet expert travaille pour la compagnie : son rôle est d’estimer le montant de l’indemnisation dans le cadre des conditions du contrat. Il ne s’agit pas d’un allié du sinistré. Pour mieux comprendre cette distinction essentielle, consultez notre article quand mandater un expert d’assuré.
Dans de nombreux cas d’inondation, les dégâts structurels ne sont pas immédiatement visibles. L’eau qui a stagné pendant plusieurs jours peut fragiliser les fondations, dégrader les isolants, provoquer des remontées capillaires durables ou compromettre l’intégrité des murs porteurs. Un expert mandaté par l’assureur peut ne pas intégrer l’ensemble de ces préjudices dans son évaluation.
Ce que change un expert d’assuré
Un expert bâtiment indépendant intervient à vos côtés pour réaliser un diagnostic technique complet et objectif du bâtiment sinistré. Son rapport permet de documenter l’ensemble des désordres — y compris ceux qui ne se manifestent que plusieurs semaines après la décrue — et d’argumenter techniquement face à l’assureur pour obtenir une indemnisation juste.
L’expert indépendant peut notamment identifier les pathologies liées aux inondations qui nécessitent des travaux de remise en état importants : dégradation des matériaux d’isolation, fragilisation des fondations, développement de moisissures dans les structures, déformation des menuiseries et charpentes.
Un appui essentiel pour les dossiers complexes
Les inondations de février 2026 concernent des zones étendues et des milliers d’habitations. Les compagnies d’assurance vont traiter un volume considérable de dossiers en parallèle. Dans ce contexte, les sinistrés qui disposent d’un rapport d’expertise indépendant, documenté et chiffré, sont en position bien plus favorable pour faire valoir leurs droits. Découvrez l’ensemble de nos domaines d’expertise pour comprendre comment nous pouvons vous accompagner.
Une décrue lente et des risques persistants
Si la série record de 40 jours de pluie consécutifs s’est interrompue le 24 février, la situation reste fragile sur le terrain. Selon Vigicrues, l’absence de précipitations importantes jusqu’à jeudi favorise l’amélioration de la situation sur la majorité des cours d’eau, dont beaucoup ont entamé leur décrue. Toutefois, aux abords des cours d’eau encore placés en vigilance orange ou rouge, le risque de débordement reste bien présent.
En Charente-Maritime, après le pic de crue atteint dans la nuit du 23 au 24 février, l’eau devait redescendre lentement sur plusieurs jours. Le maire de Saintes, Bruno Drapron, avait alerté sur des difficultés de circulation persistantes, notamment aux horaires de rentrée scolaire.
Pour les propriétaires dont le bâtiment a été touché, il est essentiel de ne pas précipiter le retour dans les lieux sans avoir fait constater l’état de la structure par un professionnel. Les dégâts causés par les inondations peuvent compromettre la solidité du bâtiment sans que cela soit visible à l’œil nu. Savoir dans quel délai obtenir une expertise bâtiment vous permet d’anticiper et d’agir rapidement.
Conclusion
Les inondations de février 2026 marquent un épisode majeur pour l’Ouest et le Sud-Ouest de la France. La reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour 294 communes ouvre le processus d’indemnisation, mais celui-ci n’aboutira favorablement que si les sinistrés constituent un dossier solide dans le délai de 30 jours imparti.
Dans ce contexte, se faire accompagner par un expert bâtiment indépendant est un levier déterminant pour défendre vos intérêts face aux assurances. Assistance Expertise Bâtiment intervient sur l’ensemble du territoire national — y compris en Gironde, Maine-et-Loire, Lot-et-Garonne, Charente-Maritime et Loire-Atlantique — pour réaliser un diagnostic complet de votre bien sinistré et vous accompagner dans vos démarches.
Besoin d’un expert bâtiment après les inondations ? Contactez Assistance Expertise Bâtiment au 09 70 24 68 44 pour une prise en charge rapide de votre dossier. ou bien directement en cliquant sur le bouton ci-dessous