Inondations de décembre : 42 communes de l’Hérault reconnues en état de catastrophe naturelle

Inondations de décembre : 42 communes de l’Hérault reconnues en état de catastrophe naturelle

Un arrêté officiel ouvre la voie aux indemnisations

Suite aux fortes précipitations et aux crues qui ont frappé l’Hérault entre le 19 et le 28 décembre 2025, 42 communes du département, dont Montpellier, ont été reconnues en état de catastrophe naturelle. L’arrêté interministériel a été publié au Journal Officiel du 19 janvier 2026.

Cette reconnaissance permet aux sinistrés de bénéficier de l’indemnisation spécifique liée aux catastrophes naturelles, à condition d’avoir souscrit cette garantie dans leur contrat d’assurance habitation.

🕒 Attention : les assurés ont jusqu’au 18 février 2026 pour déclarer leurs dommages auprès de leur compagnie d’assurance.

Des inondations aux conséquences lourdes

Les intempéries de fin décembre ont touché une large partie du département. Des pluies intenses en quelques heures ont saturé les sols, provoqué le débordement de plusieurs cours d’eau (Hérault, Lez, Mosson) et occasionné d’importants dégâts :

  • Routes inondées,
  • Circulation des tramways suspendue,
  • Habitations sinistrées avec jusqu’à 40 cm d’eau à l’intérieur.

À Palavas-les-Flots, Françoise, sinistrée, raconte avoir perdu des souvenirs irremplaçables : « Dans ce carton, il y avait mes albums photos. Ils sont morts, que je sois en catastrophe naturelle ou pas. »

Les 42 communes concernées

Parmi les localités touchées, on retrouve :

Agde Argelliers Bessan Brissac Campagnan Canet Castelnau-le-Lez Cazouls-d’Hérault Combaillaux Fabrègues Félines-Minervois Florensac Frontignan Grabels Juvignac Lattes Lavérune Lézignan-la-Cèbe Mauguio Mireval Montagnac Montferrier-sur-Lez Montpellier Murles Murviel-lès-Montpellier Palavas-les-Flots Pérols Pézenas Pignan Saint-Clément-de-Rivière Saint-Gély-du-Fesc Saint-Georges-d’Orques Saint-Jean-de-Védas Saint-Pons-de-Mauchiens Saint-Privat Saint-Thibéry Saussan Tressan Usclas-d’Hérault Vias Vic-la-Gardiole Villeneuve-lès-Maguelone

Démarches pour être indemnisé

👉 Si vous êtes concerné, voici les étapes à suivre :

  1. Contactez votre assureur au plus vite, même si vous avez déjà déclaré un sinistre.
  2. Fournissez les justificatifs des dommages : photos, factures, constats…
  3. Respectez le délai légal de 30 jours après la publication de l’arrêté.

📌 Pour rappel, l’indemnisation ne pourra intervenir que si votre contrat comporte la garantie « catastrophes naturelles ».

Bon à savoir

💡 Le saviez-vous ?
En France, l’assurance catastrophe naturelle est obligatoire dans les contrats multirisques habitation, mais sa mise en œuvre dépend de la publication d’un arrêté ministériel.

À suivre

Ce type d’événement climatique tend à se multiplier. Il est essentiel de :

  • Vérifier les clauses de votre contrat,
  • Photographier régulièrement vos biens de valeur,
  • Installer des dispositifs de protection (clapets anti-retour, rehaussement des équipements sensibles).

➡️ Vous avez été touché par les inondations ?
Contactez nos experts bâtiment pour faire établir un rapport d’expertise précis et reconnu par les assureurs.
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Réception de chantier : 21 réserves fréquentes à connaître

Réception de chantier : 21 réserves fréquentes à connaître

La réception de chantier marque la fin des travaux et le début des garanties légales (parfait achèvement, biennale, décennale).

C’est une étape clé pour tout propriétaire ou maître d’ouvrage.

Pourtant, beaucoup de réserves passent inaperçues, faute d’un regard technique averti.

Voici les 21 anomalies les plus fréquemment constatées par les experts bâtiment lors des réceptions de maisons neuves.

Pourquoi la réception est une étape cruciale

La signature du procès-verbal de réception engage votre responsabilité :

vous acceptez l’ouvrage, sous réserve des anomalies notées.

Si un défaut est oublié à ce moment-là, il sera plus difficile de le faire corriger ensuite.

Un accompagnement par un expert indépendant permet d’identifier les réserves importantes avant la validation définitive.

Les 21 réserves les plus fréquentes

  1. Fissures sur enduits ou cloisons intérieures

Souvent dues au retrait des matériaux ou à des mouvements de structure.

  1. Traces d’humidité au bas des murs

Signe possible d’infiltration, de pont thermique ou de remontées capillaires.

  1. Défaut d’étanchéité autour des menuiseries

Joints absents, bavettes mal posées, appuis non conformes.

  1. Carrelage décollé ou mal aligné

Pose non plane, manque de colle, joints irréguliers.

  1. Absence de ventilation efficace

VMC non fonctionnelle ou débits d’air non conformes.

  1. Gouttières ou descentes d’eau mal raccordées

Peuvent entraîner des infiltrations dans les façades ou les fondations.

  1. Défaut d’isolation thermique

Laines mal posées, ponts thermiques, absence de pare-vapeur.

  1. Fuites en toiture

Tuiles fissurées, zinguerie défectueuse, étanchéité des solins à vérifier.

  1. Infiltrations par les seuils de portes ou baies vitrées

Erreur de niveau ou pente inversée.

  1. Défaut d’écoulement des eaux usées

Pente insuffisante ou siphons mal montés.

  1. Mauvais calage des huisseries

Problème d’ouverture/fermeture des fenêtres et portes.

  1. Absence de protections contre les infiltrations au niveau des appuis de fenêtres.
  2. Défauts de conformité électrique

Absence de prises, disjoncteurs mal calibrés, anomalies de terre.

  1. Défaut de conformité plomberie

Pression irrégulière, fuites, erreurs de raccordement.

  1. Problèmes d’évacuation d’eau pluviale sur toiture plate.
  2. Défaut de planéité des sols ou d’alignement des murs.
  3. Non-conformité au permis ou au plan d’exécution.
  4. Défaut d’enduit de façade (épaisseur, homogénéité, teinte).
  5. Mauvais fonctionnement des équipements (chauffage, PAC, ballon thermodynamique).
  6. Défaut de garde-corps ou absence de protection sur les hauteurs.
  7. Défaut de finition général : peinture, plinthes, joints, silicone.

L’importance d’un accompagnement technique

L’expert bâtiment connaît les normes et les tolérances applicables (DTU, NF, Règles de l’art).

Sa mission n’est pas de “chercher la petite bête”, mais de garantir la conformité technique avant la réception définitive.

Son rapport peut servir de base au procès-verbal ou à la levée de réserves.

🧭 En résumé

La réception est le moment clé pour protéger vos droits.

Une réserve oubliée = un risque de refus de prise en charge plus tard.

Un œil technique indépendant permet de sécuriser cette étape décisive.

👉 Vous allez réceptionner votre maison ?

Nos experts vous accompagnent sur place pour vérifier les points sensibles et établir un rapport complet avant signature.

Contactez-nous avant la réception pour éviter les mauvaises surprises.

Humidité : simple problème de ventilation ? Faux.

Humidité : simple problème de ventilation ? Faux.

L’humidité est l’un des désordres les plus courants dans les bâtiments… et aussi l’un des plus mal compris.

Lorsqu’une trace noire apparaît au plafond ou qu’une peinture cloque, le premier réflexe est souvent d’incriminer un manque de ventilation.

Pourtant, tous les problèmes d’humidité ne viennent pas de l’air ambiant : ils peuvent aussi être liés à des causes structurelles bien plus profondes.

Mythe : « S’il y a de l’humidité, il suffit d’aérer »

Aérer reste essentiel pour la qualité de l’air intérieur, mais ce geste ne résout qu’une partie du problème.

La ventilation (VMC, aérateurs, fenêtres ouvertes) traite la condensation, pas les infiltrations ou les remontées d’eau.

Dans bien des cas, l’origine est ailleurs — et l’humidité observée n’est qu’un symptôme.

Les principales causes d’humidité dans un bâtiment

1. Condensation intérieure

Elle provient de la vapeur d’eau dégagée par la cuisine, la douche, le linge séchant à l’intérieur…

Si la pièce est mal ventilée, cette vapeur se condense sur les parois froides.

👉 Signes typiques : buée sur les vitres, moisissures autour des fenêtres, taches au plafond.

Solution : améliorer la ventilation, installer une VMC hygroréglable ou contrôler les débits d’extraction.

2. Infiltrations d’eau

L’eau de pluie peut s’infiltrer par la toiture, les joints de menuiserie, les façades fissurées ou les points singuliers mal protégés.

👉 Signes typiques : traces localisées, cloques sur la peinture, auréoles jaunâtres.

Solution : recherche d’infiltration, réfection d’étanchéité ou reprise de maçonnerie selon l’origine.

3. Remontées capillaires

L’eau contenue dans le sol peut remonter par capillarité dans les murs, surtout en l’absence de barrière étanche sous les fondations.

👉 Signes typiques : auréoles au bas des murs, salpêtre, enduit qui s’effrite.

Solution : traitement par injection de résine hydrophobe, drainage périphérique ou cuvelage.

4. Ponts thermiques

Ce sont des zones froides dans la structure (jonction mur/dalle, plancher/mur extérieur, linteaux…).

Elles favorisent la condensation de la vapeur d’eau.

👉 Signes typiques : moisissures localisées à angle droit, sans trace d’infiltration visible.

Solution : isolation thermique par l’extérieur, rupture de ponts thermiques, ou réfection d’enduits isolants.

Pourquoi une expertise est souvent nécessaire

Identifier la vraie cause d’un désordre d’humidité n’est pas toujours évident.

Un simple test de surface ou un diagnostic “à l’œil” peut conduire à des erreurs coûteuses.

L’expert bâtiment dispose d’outils de mesure (hygromètre, caméra thermique, test à la bombe à carbure) pour localiser précisément la source du problème.

Une fois le diagnostic établi, il peut préconiser les bons travaux : pas seulement traiter les symptômes, mais supprimer la cause.

Cas concret

Un propriétaire constate des taches noires au pied d’un mur extérieur nord.

Le peintre lui conseille une peinture “anti-humidité”.

Quelques mois plus tard, les taches réapparaissent.

➡️ Diagnostic d’expert : infiltration par un joint fissuré à la base du mur et remontées capillaires sous-jacentes.

Une reprise d’étanchéité du sol extérieur a suffi à éliminer le problème durablement.

🧭 En résumé

Toutes les humidités ne se valent pas :

  • Condensation = problème d’air intérieur.
  • Infiltration = problème d’étanchéité.
  • Remontées capillaires = problème de sol.
  • Pont thermique = problème d’isolation.

Aérer ne suffit pas toujours.

Il faut d’abord comprendre d’où vient l’eau avant d’agir.

👉 Vous observez des traces d’humidité persistantes ?

Nos experts réalisent des diagnostics complets pour identifier la cause, proposer des solutions durables et éviter les traitements inutiles.

Contactez-nous pour une expertise humidité fiable et indépendante.

Expertise amiable : désormais reconnue dans le Code de procédure civile

Expertise amiable : désormais reconnue dans le Code de procédure civile

Depuis le 1er septembre 2025, le décret du 18 juillet 2025 encadre et reconnaît officiellement l’expertise amiable dans le Code de procédure civile.

Concrètement, cela change quoi :

  • Une convention d’expertise doit être signée avec mission, délais, honoraires et obligations clairement définis.
  • L’expert doit garantir son indépendance et respecter le contradictoire.
  • Le rapport doit intégrer les observations de toutes les parties.
  • En cas de convention entre avocats, le rapport amiable a désormais la même valeur qu’une expertise judiciaire.

Pour le monde du bâtiment et de l’assurance, c’est une avancée importante : plus de sécurité juridique, des délais plus courts que l’expertise judiciaire, et une reconnaissance renforcée du travail d’expert.

Notre cabinet Assistance Expertise Bâtiment est dès à présent en mesure de vous accompagner dans ce nouveau cadre légal, afin de sécuriser vos intérêts et défendre efficacement vos droits.

Et vous, que pensez-vous de cette évolution : une simplification bienvenue ou un formalisme supplémentaire ?

#Expertise #Batiment #Assurance #Contentieux #Décret2025 #ExpertAmiable

Un rapport d’expert, c’est trop technique pour être utile ? Pas du tout !

Un rapport d’expert, c’est trop technique pour être utile ? Pas du tout !

Lorsqu’on parle d’“expertise bâtiment”, beaucoup de particuliers imaginent un rapport compliqué, truffé de termes techniques impossibles à comprendre. Cette idée reçue est pourtant très loin de la réalité.

Mythe : un rapport d’expert est incompréhensible

Un document rempli de jargon et de chiffres sans explication n’apporterait aucun intérêt au client. Certains pensent donc qu’un rapport d’expert ne sert qu’aux assureurs ou aux juges, mais pas aux particuliers.

Réalité : un rapport clair est un outil d’aide à la décision

Un bon expert sait vulgariser ses constats pour les rendre accessibles à tous, sans perdre la précision technique. Le rapport devient alors une véritable feuille de route pour le propriétaire, avec :
• Des constats objectifs (photos, mesures, schémas).
• Une analyse pédagogique des causes du désordre.
• Des préconisations concrètes : travaux à réaliser, priorités, estimation des coûts.

Le client peut ainsi s’appuyer sur ce document pour négocier, comparer et décider.

Cas concrets

• Suite à un dégât des eaux : le rapport précise les causes, propose les réparations adaptées et sert de base aux discussions avec l’assurance.
• Dans le cas de fissures : le rapport différencie les désordres superficiels des risques structurels, orientant le choix des solutions.
• Pour des travaux de rénovation : le rapport aide à comparer les devis d’artisans et à vérifier leur pertinence.

L’importance de la pédagogie

La valeur d’une expertise ne réside pas seulement dans les constats techniques, mais aussi dans la capacité de l’expert à rendre son analyse exploitable. Cette exigence est au cœur de la formation professionnelle : savoir diagnostiquer, mais aussi transmettre.

Conclusion : un outil concret au service du client

Loin d’être un document réservé aux spécialistes, un rapport d’expertise bien rédigé est un support pratique et stratégique. Il guide le particulier dans ses choix, sécurise ses démarches et lui donne des arguments solides face aux assurances ou aux entreprises.

👉 Vous avez besoin d’un avis technique ? Demandez un rapport clair et structuré : c’est la clé pour prendre les bonnes décisions.